
Avant tout, nous voudrions dénoncer certains agissements. Ne pouvant le prouver, mais de toute évidence, la voiture d'un confrère a été endommagé dans le stationnement à Laurier comme représaille suite aux événements décrit ici.
L'exécutif syndical ne peut pas endosser de tels agissements qui sont contraires au civisme et respect le plus élémentaire. Ce n'est pas de cette façon que nous voulons faire du syndicalisme et régler les dossiers. D'ailleurs, cela n'aide nullement, bien au contraire. Si vous êtes victimes d'intimidation, vous pouvez en discuter en toute confidentialité et discrétion avec un membre de votre syndicat, au bureau du syndicat ou par courriel.
Nous avons reçu une
mise en demeure des avocats de l'entreprise qui dénonce l'agissement des employés de l'entretien à Laurier. Cette mise en demeure accuse les employés d'utiliser un moyen de pression illégale due à l'insatisfaction concernant la distribution des vacances. Si ce moyen de pression persiste, cad refuser d'effectuer des heures supplémentaires, le syndicat devra rembourser les dommages, soit, perte de production, dépense pour entrepreneur, perte de profit, dommage envers les clients, etc.
[document de la mise en demeure]
Bien entendu, le syndicat n'a jamais appuyé de tel moyen de pression, conseillé de tel moyen de pression ou discuté de tel moyen de pression avec ses membres. Selon nous, les employés n'ont jamais fait de moyen de pression. Avec le manque de personnel croissant, l'augmentation de la charge de travail, le vieillissement de la main d'oeuvre et un roulement sans précédent du personnel, il est normal que les employés s'épuisent et désirent se reposer en compagnie de leur famille durant leur journée de congé.
Nous recevrons sous peu, une deuxième mise en demeure concernant l'annulation de certains quarts de travail en heures supplémentaires sur la machine à papier 3 en début de semaine. Cette fois-ci, elle sera chiffrée avec les pertes d'argent encourues lors de l'arrêt de la machine, dues au manque de personnel. D'après le patronat, ce moyen de pression fait suite à une suspension qu'aurait reçue un confrère lorsqu'il aurait dit qu'un certain dirigeant était
un menteur. Ce dossier n'est pas encore résolu, nous attendons que l'employé revienne de vacances.
Le patronat doit démontrer ses preuves. Lorsque les avocats auront en main tous les documents, nous vous informerons de la situation immédiatement.
Ce qui est malheureux dans toutes ces histoires, c'est que tout semblait aller de l'avant, Richelieu à améliorer de beaucoup sa production, les employés de Laurier se relevaient les manches pour s'attaquer à la profitabilité des machines à papier et maintenant...
Murphy a toujours raison!
ARTICLES DE LA CONVENTION COLLECTIVE
2.01 : La compagnie reconnaît le syndicat canadien des communications de l'énergie et du papier section locale 50, comme le seul agent négociateur et représentant collectif de tous les employés de son usine de Gatineau Québec.
9.01 : Il n'y aura ni grève, ni débrayage, ni lockout pendant toute la durée de la présente convention.
10.01 : Les employés doivent se conformer aux règles raisonnables d'usine, à défaut de quoi ils seront sujets à des mesures disciplinaires. L'employé conserve le droit de contester une telle mesure disciplinaire en logeant un grief.